Eli Anderson

Les collégiens aux manettes du Slog VIII

19/06/2013

Je n'y croyais plus... et j'ai eu tort : Sophie a fignolé les derniers détails de la nouvelle des filles pour clore cette véritable saga de Sourdun en beauté, et je l'en remercie - vous aussi, non ?

Avant tout, voici la dernière illustration : 

 

 

et le texte, maintenant : délectez-vous, les amis ! 

 

L' Âme de bois

Et si un jour, jouets et peluches s'animaient et se mettaient en tête d'asservir le monde: que se passerait-il ? Qui aurait le courage de se lever et de s'opposer à cet dictature? Et comment ?

A ce jour une seul personne à eu le courage de dire « non ».

Voici son histoire.

Dans la ville pluvieuse de Manhattan, vivait Théasopha jeune fille orpheline: ses parents étaient mort deux mois après sa naissance, elle logeait maintenant aux Playades un foyer de jeunes adolescent.

Dans son établissement scolaire, elle n'avait pas d'amis. Son attitude cynique mettait les gens mal à l'aise et avoir une conversation avec elle était très difficile.

Théasopha sortait des cours, mais par rapport à d'habitude elle était plus pensive et sa démarche était moins déterminée. Tous les ans ce scénario se répétait. Demain serait son anniversaire et elle le passera comme une journée normal : avec elle et ses pensées.

Ses pensées pouvait l'emmener loin de la profonde solitude qu'elle éprouvait et au moins elles ne la contredisaient pas. Elle songeait souvent à comment serait sa vie si elle avait connu ses parents avant leur mort, si ils n'était pas morts tout simplement, si elle avait eu une joie de vie débordante. Mais le problème c'est qu'avec les « si » on refait le monde.

Théasopha tira la lourde porte des Playades et monta directement dans sa chambre sans saluer les éducateurs. Comme tous les ans. Elle s'enferma à double tour sortit son verre d'eau et tous ses médicaments. Comme tous les ans. Elle se mit en tenue de nuit s'allongea et se mit à écouter toutes les chansons triste de sa play-list. Comme tous les jours. Et sombra sombra dans un sommeil sans rêve avec les joues brillantes de larmes. Comme tous les soirs...

A minuit, un bruit la tira de son sommeil. Elle regarda autour d' elle et se recoucha sans se poser trop de question. Il faut dire que sa chambre était rempli d'une collection importantes de jouets et de peluches et que ce n'était pas rare qu' un de ces trésors tombe à n'importe qu'elle moment. Le mot « espace » ne prenait qu'une infime place dans son vocabulaire.

Sa tête toucha à peine son oreiller qu'une lumière aveuglante à en illuminer la ville envahit sa chambre. Ok. Il ne manquait plus que ça. Il se passait quoi là ? Les aliens qui débarquait ?

« Si après ça je ne suis pas aveugle, je me pends » pensa-t-elle

« Coucou! »

Comment ça , « coucou » ? Il manquait plus que ça, voilà qu'elle entendait des voix maintenant!

« Coucou »

Elle remit ses écouteurs et mis la musique à fond et se recoucha. Elle aurait pu se rendormir si quelqu'un ne lui avait pas sauter sur le ventre. Quelqu'un ou quelque chose. Comment savoir ? Surtout en découvrant que ce quelque qu'un ou quelque chose était Pendy , sa peluche favorite;une peluche qui avait son âge; offerte par sa mère le jour de sa naissance. Comme elle elle avait toujours l'air triste et le regard vide comme si elle pensait à je ne sais quoi. Et là voilà qu'elle se mettait à sautiller sur son ventre comme si elle avait découvert le trampoline le plus grand du monde.

« Eh bien! Tu as perdu ta langue ou quoi ? La moindre des choses et de répondre quand on te salue !

C'est quoi ce délire ? S'étrangla Théasopha

Ce n'est pas encore ça mais c'est mieux ! Mais je suis quand même déçu je m'attendais à une réponse plus vive de ta part. Quand je me suis réveillé je ne savais pas comment j'allais t'aborder , tu sais ma mission n'est pas simple. Débita la peluche

Stop! L'arrêta-t-elle. Je suis en plein rêve là c'est pas possible

Non, pas du tout , tu veux que je te pince pour voir ?

Aie , OK je ne rêve pas ! Maintenant bouge de mon ventre c'est pas une position très agréable pour parler »

Pendy s'écarta en pensant qu'elle devrait apprendre les formes de politesses à cette jeune fille. Théasopha se redressa, se leva puis courra ouvrir la porte en hurlant et... Tomba

Mais bizarrement sa chute fut courte et sans choc. Sans choc parce qu'il n'y avait rien pour pouvoir provoquer un choc. Juste du vide et une brume blanche légère qui la faisait flotter

« Ouah! Tu n'es qu'une Novice et pourtant tu as réussi à invoquer une des quatre éléments et sans incantations en plus !!

Sans incanta... Quoi ?

J'aurais pu t'expliquer si tu ne t'était pas enfuie en courant. Alors mon histoire commence bien avant ta naissance et celle de tes parents... commença Pendy

Pendy expliqua qu'elle était une un esprit gardienne enfermés dans une peluche et que depuis des générations elle veillait sur les membres de sa famille et leur enseignait ce qu'ils devait savoir le jour voulu , c'est à dire le jour de leurs quinze ans. Ce jour là, la vie qu'ils croyait banal jusque là prenait une tout autre tournure. Théasopha découvrit qu'elle était une Novice des quatre éléments de la nature: l' Air , la Terre , le Feu et l' Eau. Le cinquième; l' Énergie; était le plus difficile à acquérir et le plus dangereux.

« J'aurai six mois pour t' enseigner tout ce que tu dois savoir. Il faut que tu saches que les six prochains mois seront importants pour ton avenir

On croirait entendre la conseillère d'orientation, tiens ! Et à la fin j'aurai un test et si je ne le réussis pas je serai femme de ménage c'est ça ? ironisa Théasopha

Je ne rigole, le sixième mois de ta nouvelle vie sera le jour de ta revendication. Ce jour ton esprit se tournera soit vers les forces et tu deviendra une djolra ou alors tu deviendras une kemadia et cela voudra dire que ton esprit est tourné du coté des forces noires.

Rien ne sert d'attendre six mois , il peut se tourner dés maintenant vers... Mon lit !

Je sais que c'est très difficile pour toi mais ne t'inquiète pas je serai là pour t'aider et te protéger. tenta de la rassurer Pendy

Me protéger ? Avec quoi ? Tu vas sortir une baguette magique de ta robe à froufrou ? Laisse moi rire.

Mais non voyons ! Tout est contrôlé par ton esprit. Tu ordonnes ta volontés aux élément et ils te répondent ou pas. Tu veux essayer ?

Oui tiens, je ne souhaite qu'une chose: dormir et en finir avec ce rêve débile ! »

A peine avait t-elle dit ses mots qu'elle se réveilla dans son lit. Le soleil était levé .

« Je savais bien que c'était un rêve! Pensa-t-elle à voix haute

Alors tu es prête pour ta première leçon ?

Oh non...Grimaça la novice

Oh si ! Allez viens on va s'entrainer dehors!

Je peux pas, j'ai cours

Ah bon tu as cours le samedi , toi maintenant?...Allez viens, c'est parti! »

Et à la place du petit nounours à robe se trouvait une fille avec des oreilles d'ours. Théasopha se prépara à ouvrir la bouche mais la referma aussitôt: elle avait plein de questions mais elle savait que pour l' instant elle n'en était qu'au début de ses surprises.

Non elle n'avait pas cours le samedi mais le pire dans tout ça c'est que les grandes vacances commençaient à peine! Plus jeune , elle rêvait que sa peluche prenne vie et se transforme en une fille avec le même visage qu'elle pour avoir enfin quelqu'un qui lui ressemblait pour jouer. Maintenant que Pendy bougeait et parlait, elle ne savait pas quoi penser. Toute cette joie lui faisait une drôle d'impression. Elle état la première à lui parler avec autant d'entrain sans détourner les yeux.

Pourtant Théasopha n' était en aucun cas difforme : de long cheveux noirs entouraient son visage fin posé sur un cou fin qui lui même était en connexion avec un corps fin. Sa peau mate s'accordait parfaitement avec la couleur rouge de ses lèvres. Ce qui faisait la particularité de la jeune fille était ses yeux gris. Ses yeux était le seul outil de communication qu'elles utilisait avec les jeunes de son âge. Un simple regard et elle pouvait vous éblouir ou vous faire peur. Malheureusement la première option n'avait pas eu encore eu lieu d'être

Pendy réussit à entrainer sa novice jusqu'au parc. Sur le chemin elle rencontra de jeunes enfants qui lui demandèrent de lui prêter son serre tête. Elle rit intérieurement en se promettant de trouver une apparence plus approprier pour le monde des humains. Théasopha arriva quelques minutes après toute essoufflés. Une dizaine de minutes et de course à pied et elle était déjà comme ça! Qu'est ce que se serait quand elles commenceraient l'entrainement. Heureusement que la patience était une qualité chez les esprits gardiennes!

« C'est parti ! »

[...]

« Mais qu'est ce que tu as fait ? »

Depuis que Pendy s'était « réveillée » elle prenait un malin plaisir à essayer différentes formes humaines. Aujourd'hui elle avait pris l'apparence d'une vieille femme. Son fidèle nœud papillon accroché à ses oreilles. Pendy ne supportait plus l'attitude de sa protégée. Cela faisait déjà trois mois qu'elle avait pris le pouvoir des quatre éléments et le cinquième avait même fait apparition au beau milieu de la nuit. Théosapha assimilait tout très rapidement: la télépathie , les incantations la téléportationset même l'art de fabriquer des gouttes astrales. Malheureusement elle ne se servait de ses pouvoirs que pour tricher en cours ou faire du mal aux jeunes de son foyer. L'invention du jour avait été de faire disparaître tous les vêtements des filles de sa classe et de les faire voler en cercle au beau milieu de la cour comme des oiseaux prédateurs. Elle ne parlait plus à Pendy que pendant les entraînements. Son esprit était occupé à converser avec un pantin de bois qu'elle avait baptisé Bavin. Elle passait des heures entières assise devant lui à le contempler. Depuis qu'elle savait parler avec ses jouets et ses peluches son visage avait pris des couleurs mais ses yeux n'exprimait plus rien. Et depuis quelque temps elle se posait plus de questions que d'habitude: ses jouets lui avaient faire part d'un de leurs tourments, ils se sentaient mal à l'aise dans leur apparence et aimeraient pouvoir courir sauter, danser tout comme le faisait Pendy.

Pendy elle se demandait si le moment était venu de lui donner « ça ». ça était un médaillon très puissant qui décuplait les pouvoirs de celui qui le portait , il renfermait toute l'histoire des djolras et des kémadias. Pour l'instant l'heure était à la réprimande.

« Tu ne peux pas me lâcher à la fin ! J'en ai marre que tu te sens responsable de moi !

Je suis responsable de toi je suis ton esprit gardienne je te rappelle! cria Pendy malgré son apparence

OK, mais moi je ne veux pas être surveillée comme si j'avais quatre ans. Tu sais quoi au final j'aurai préféré que tu ne prennes pas vie et que tu me laisses dans ma vie merdique ! Tu comprends pas que j'en ai rien à faire de toi, tu me sers à rien !

Je... balbutia-t-elle

Et sur ces mots, elle reprit son apparence de nounours en peluche. Quant à Théasopha elle préparait déjà un nouveau coup. Et celui là serait exceptionnel : elle allait réveiller ses jouets !

Elle se demanda d'abord comment elle allait faire pour pouvoir les loger tous dans sa chambre mais cela ne fit que lui traverser l'esprit. Sur son bureau elle vit un pendentif et le mit dans sa poche sans se poser de questions. S'il était là c'est qu'il devait être à elle , non ? Et même si il ne l'était pas maintenant qu'il était dans sa propriété privée il lui appartenait.

Et debout au milieu de sa chambre, elle ordonna aux esprits de réveiller ses jouets. Une bourrasque colorée des cinq éléments se leva et elle se retrouva dans les airs puis plus rien. Elle recommença une fois deux fois , dix fois! Au bout de la onzième fois, les jouets avait disparu. Elle s'évanouit.

Quand elle reprit connaissance elle se rendit compte que la nuit était tombé alors qu'elle n'avait sombré que depuis une demi heure. Il fallait donc qu'elle attende que Pendy daigne se réveiller pour lui demander ce qui se passait. Quel plaie celle là quand elle s'y mettait une vrai casse-c***lle! Elle n'avait rien à lui reprocher pourtant car pendant car au cours d'une leçon cette dernière lui avait expliqué que sa personnalité venait de son cœur et son humeur.

« Donc si un jour j'ai envie de parler avec quelqu'un qui approuve toutes mes décisions tu me sera soumise ? » s'était moqué Théasopha. Elle avait rit mais au fond l'esprit savait parfaitement que le vœu de sa protégés était de voir ses parents. Mais les seules fois où elles avait essayé de lui en parler , la jeune fille lui avait lancé des vacheries à la figures. Après ça elle n'avait plus réessayé.

« Pendy! Allez sors de là ! Aide moi à faire réapparaitre mes jouets j'ai fait une c******e! , bon si ce que tu veux c'est des excuses et ben voilà jm' excuse!! J'ai des bonbons au miel si tu veux aussi !! Je vais me promener j'espère que tu seras de bonne humeur quand je reviendrai »

Mais ce quoi elle s'attendait dehors fut en réalité une affreuses surprise.

Le ciel était noir et le tonnerre grondait, tous les bruits était sourds et les gens semblaient comme dénués de tout sentiments, le regard vide il marchait sans but apparent. Mais le plus frappant fut les dizaines , les centaines les milliers de jouets qui envahissaient les rues avec des fouets dans leur mains. Théasopha rentra , ferma la porte puis ressortit, elle recommença ce manège trois fois. La troisième fois après avoir fermé la porte elle couru dans sa chambre. Elle s'attendait à y voir le chaos mais tout était normal sauf peut être le jeune homme assis sur son lit. Là ça avait l'air moins normal surtout que c'était la première fois qu'elle voyait ce genre de garçon, ici au Playades. Il ne lui disait rien sauf peut être ce regard triste qui ressemblait fortement à celui de...

« Salut Théasopha

BAVIN !

Tu vois ton rêve s'est réalisé lui sourit-il

Oh Ma Déesse Mère, je n'arrive pas à y croire !

Elle s'approcha pour le toucher , voir si tout ceci n'était pas une illusion qui allait lui passer au travers, si ce n'était pas Pendy qui lui avait joué ce tour pour se faire pardonner. Pardonner mais de quoi au juste. Tout était de sa faute . La faute de sa haine envers les gens qui la méprisait , la faute de son ego sur-dimensionné. Mais ce qu'elle ne comprenait surtout pas c'était ce qui se passait dehors. Ce qu'elle voulait c'était juste réveiller ses amis pour qu'isl soient enfin libres. Alors pourquoi avait elle l'impression d'avoir réveillé les jouets de la planète entière ?

« C'est à cause de ça répondit Bavin à sa question muette en montrant le pendentif qu'elle portait autour du cou.

Mais c'est juste un collier que j'ai trouvé

Où l'as tu trouvé ?

Sur mon bureau!

Et intelligente que tu es tu l'as pris sans te demander à qui il était, ni comment il était arrivé là gronda Pendy qui avait repris son apparence de vieille dame...

Mais je ne pouvais pas savoir aussi ! si tu ne laissais pas trainer toutes tes affaires aussi je...

Le moment n'est pas aux réprimandes ,coupa Bavin, ce médaillon que tu portes sert à décupler les pouvoirs de celui qui le porte.

Donc c'est pour ça que tout est comme ça dehors ?

Non, ce n'est pas pour ça. Les éléments ne sont pas satisfaient de toi et sentent que tu t'éloignes de plus en plus vers les forces noires. On ne donne jamais d'ordre aux éléments ! Quand tu as besoin des éléments tu leur demandes de t'aider , tu ne leur imposes pas ta volonté.

Donc si je comprends bien c'est une sorte de punition pour leur avoir désobéi. Bon OK , JE M'EXCUSE POuR TOUT CE QUE J'AI FAIT brailla la Novice

Cela ne sert à rien dit le jeune homme

Pourquoi?

Je vais te montrer , prend un verre

Voilà

Brise le

C'est fait

Excuse-toi maintenant auprès de lui

Excuse-moi

Il est réparé ?

Non

Et bien voilà c'est la même chose, tu peux toujours en racheter un autre mais celui là restera toujours cassé même si tu le nettoies il aura toujours des traces de ce que tu as fait sur le parquet comme il y aura toujours des traces de ce que tu viens de faire.Je comprend donc la seule solution c'est de remettre tout en ordre »

Elle se mit au milieu de la chambre et incanta mais elle eu beau recommencer , rien ne se passa.

« Que se passe-t-il ?

Tu ne réfléchis donc jamais remarqua Pendy

Eh bien...Non tout le monde sait qu'il faut toujours attraper le mal par les cheveux

Par la racine

C'est la même chose, il faut découvrir où est le centre de ce problème. »

Sans se poser de questions Théasopha s'élança en dehors des Playades. Elle avait compris. Attaquer le mal par la racine , le cœur du problème donc avec un peu de chance, il se trouvait au centre de la ville c'est à dire dans la Mairie ! Pendy et Bavin se n'eurent d'autre choix que de se lancer à ses trousses .

« Mais où tu vas comme ça demanda par télépathie l'esprit gardienne

Au centre de la ville, bien sûr ! Lui répondit la Novice

Oui, bien sûr ! Comme si c'était évident !

Ça l'est ! Au centre de la ville se trouve la Mairie là où toutes les décisions qui concernent la ville et la population sont prises ! Si je devais envahir une ville autant prendre un bureau sur place , non ? Comme ça je fais comprendre que le nouveau boss , c'est moi ! »

Malgré la situation , Pendy sourit intérieurement, son apprenti avait pour une fois réfléchi à la vitesse de la lumière et avait réagi dans la seconde. La fierté prenait tellement de place dans son cœur que la tête en oublia de se concentrer: elle fonça droit dans un mur. Théasopha s' arrêta se retourna et explosa de rire.

« Sainte-Mère , murmura Bavin

Qu'est ce qu'il y a, demanda Pendy

C'est la première fois que je l'entends rire murmura-t-il émerveillé, on dirait une brise d'été. Elle est tellement belle!

C'est vrai que son sourire a illuminé son visage ! Elle rayonne

N'est-ce pas ?

Mais de là à dire que c'est une brise d'été...

Mais si !! Voyons !

Mais non une brise d'été ne fait pas autant de bruit sinon se serait un ouragan d'été !

Peut être mais ...

De quoi vous parlez ? demanda Théasopha qui s'était calmé

De rienDe rien approuva Bavin

Bien alors c'est parti s'écria la Novice pleine de vivacité »

Elle demanda à l'air de les aider à traverser la ville le plus vite possible. L' élément lui répondit en déposant la bande juste devant la maison du maire. Ils retinrent leurs souffle: la mairie ne ressemblait plus à ce qu'elle était auparavant mais à une immense maison de poupée.

Mais quand il faut y aller , il faut y aller alors ils y allèrent et pénétrèrent à l'intérieur. Étant le seul jouets crédible Pendy leur demanda de se transformer en prisonnier et leur ligota les mains. Elle alla ensuite demander où se trouvait le chef. On leur indiqua le dernier étage.

Le dernier étage n'avait pas de mur mais bizarrement on pouvait différencier les pièces très distinctement. La plus distincte était la grande pièce du fond qui était délimité par un étrange bandeau noir.. La pièce était vide mais pourtant on y ressentait une étrange présence .

Sans se poser de question, les trois amis s'y dirigèrent. Théasopha put y rentrer mais Pendy et Bavin se heurtèrent à un mur invisible.

« Que se passe-t-il ?

On ne peut pas rentrer, dit Bavin, tu dois y aller seule

Mais...

Vas-y, ne te soucie-pas de nous, on va surveiller les alentours, la rassura Pendy

Je ne peux pas y aller sans vous, si je n'arrive plus à invoquer de sorts , si je n'y arrive pas ?

Tu y arriveras

C'est facile de dire ça, c'est pas toi qui y vas ! Dans ce cas là je n'y vais pas !

Théa  ! Bavin la prit dans ses bras et tenta de la convaincre, c'est sur toi que repose l'avenir de la ville , de cette planète même! Qui sait jusqu'où s'est étendu ton sort. Moi aussi je veux partir, je ne pensais pas que j'aurai à faire ce genre de choses en me réveillant. Mais ne pas rentrer dans cette pièce serait une marque d'égoïsme pure. Si on laisse le mal s'étendre il finira forcément par nous atteindre.

Bavin, je...

Ecoute , nous sommes tes amis , même si nous ne sommes pas à coté de toi en permanence nous t'accompagnons pour te protéger. Vas-y conclut-il en la poussant vers l'entrée du bureau »

Elle disparut de leur champ de vision.

Théasopha se retourna et appela ses amis mais il ne la voyait pas. Déterminée, elle se dirigea vers le coeur du problème.

Sur le grand bureau se trouvait un ours en peluche que la jeune fille avait trouvé dans la rue. Elle l'avait pris et mis de côté à cause de son regard assassin. Ce regard s'était illuminé et était plein de vie..

« Enfin te voilà ! Tu me connais déjà mais faisons les choses dans les normes: je suis Orave

Bon viens on s' assoit et tu m'expliques pourquoi tu nous fais un scénario à la Toy Story

Toy Sto...

Quoi ? Si tu était plus intelligente et moins naïve on n'en serait pas là! Railla l'ours

Et bing ! Un-zéro pour lui.

Si tu n'était pas rempli de haine on n'en serait pas là , oui !

Tu parles de haine mais qui est ce qui s'endormait en pleurant le soir parce qu'elle se sentait seule ? Ne me dis pas que tu ne ressens aucune haine envers ceux qui t'ont délaissée ?

Bien sûr que si ! Et ça n'effacera pas mes années de solitude. Ce qu'il faut c'est avancer pour prouver que cela ne nous a pas atteints et que nous sommes plus forts que ses bêtises

Oh! Une sentimentale ! comme c'est mignon ! Une sentimentale !

Je n'ai pas envie de discuter avec toi ! »

La novice invoqua les élément et attaqua. L'ours reçu les coups mais les cris qu'elle attendait ne surgirent pas de la poitrine de l'ours mais du couloir...

« Que...

Eh oui , je ne suis pas bête quand même. Tu ne penses tout de même pas que j'allais te laisser rentrer sans prendre mes précautions

Qu'as tu fait ?

Oh rien de très grave, ne t'inquiète pas. En tout cas pour moi ! Se moqua Orave

QU'EST CE QUE TU AS FAIT ?!

Oh là là, ne crie pas voyons ! Tu ne connais pas le sort d 'Ottom

Qu'est ce tu racontes encore ?

Un sort d' Ottom! Quelle ignorante tu fais ! Il permet de nous lier à une autre personne physiquement ou mentalement. Plus précisément , tu m'attaques, je ne ressens rien...

Et avec qui es-tu lié ?

Et bien tu n'as pas reconnu le cri de ton cher Bavin ?

Tu mens !

Pas du tout, la seule manière de me tuer est d'arracher le cœur de ton prince charmant ! Hahahaha

TU MENS ! »

Et elle attaqua de plus belle en y mettant toute la haine qui jusque là n'arrivait pas à sortir. Cette haine réussit à arracher un bras à Orave. Bavin hurla. L'ours rit.

Théasopha se rua en dehors de la pièce. Le bras de l'ancien pantin s'était arraché et avait laissé de grande traces de sang sur le sol.

« Oh déesse...Bavin... gémit Théa en tombant sur les genoux

Ne t'inquiète pas , tu ne pouvais pas savoir!

Cette phrase mit le doute dans l'esprit de Théa

MAIS TOI AUSSI TU NE LE SAVAIS PAS , HEIN ? Pleura-t-elle...DIS MOI QUE TU NE LE SAVAIS PAS, DIS LE MOI !

Si je te l''avais dit , jamais tu n'y serais allée n'est ce pas ?

MAIS OUI QUELLE QUESTION, J'AURAI TROUVE UNE AUTRE SOLUTION !

Il n'y a pas d'autre solution, Théa lui dit Pendy

TOI AUSSI, TU ETAIS AU COURANT ? »

Bavin hurla de nouveau. Des points de couture de dessinaient sur son épaule et son bras toujours par terre: l'ours était sorti de la salle lui aussi et assistait à la scène en train de se recoudre le membre.

Bavin souffrait. Théa paniquait et Orave jubilait. Que faire ? Trois mois plus tôt jamais elle n'aurait pensé se retrouver dans une telle situation.

Pour ne par perdre sa chance elle enferma l'ours dans une prison de feu.

« Théa, souffla Bavin qui s'était rapproché, je t'ai déjà dit que j'adorais tes yeux ?

Tais-toi imbécile, pleura-t-elle, c'est pas le moment

J'aime aussi quand tu ris, tu continueras à rire, hein ? Oh, qu'est ce que j'aimerais t'entendre rire à nouveau

Mais qu'est ce que tu racontes ?

Tu te rappelles le jour où tu as cru que Pendy avait disparu alors qu'elle était juste parti faire des courses. Tu avais tellement pleuré ce jour là. J'aurais voulu te consoler, mais que peut faire un simple pantin de bois à part te regarder souffrir ?

Mais si j'aimais beaucoup te parler mais maintenant que tu es réveillé, on va pouvoir faire plein de choses ensemble! sourit-elle à travers ses larmes.

Mais elle savait qu'elle essayait de se convaincre.

Il faut toujours persévérer, ne laisser personne te marcher sur les pieds et surtout ne pas regarder en arrière, d'accord ?

D'accord mais pourquoi tu me dis ça ?

Merci beaucoup Théa »

Il l'embrassa et s'écroula avec son coeur dans la main. En touchant le sol il redevint le pantin en bois qu'il avait toujours été.

« Non ! » L'ours et Théa crièrent à l'unisson. L'ours explosa en laissant des traces de chair et de sang. Pleurer, oui. Mais il fallait agir aussi. Alors, elle agit. Vite..Les éléments étaient là pour l'aider . Elle récita dans sa tête l'incantation comme elle l'avait fait auparavant. La même lumière aveuglante que le jour de ses quinze ans surgit du pendentif et Pendy et Théa se retrouvèrent aux Playades.

Le chagrin et le silence les envahirent. Tout était redevenu normal. « ...Surtout ne pas regarder en arrière, d'accord ?» Oui, il fallait avancer. La revendication approchait.

« Méra, Orva! Arrêtez d'embêter mamie Pendy

Laisse-les, voyons, ils sont jeunes, laisse-les s'amuser

Mais...Dis maman, demande la petite Méra, ça veut dire quoi le mot qui est écrit sur ton collier ?

Le mot qui est écrit est djolra, mon enfant.

Et c'est quoi ?

Ca veut dire Lumière" répondit sa mère 

Théasopha prit ses enfants sur ses genoux et sourit au pantin an bois installé sur la cheminée.

Fin

Fatoumata Diarra, Thérèsa Mampengu et Sofia Magharian

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