Eli Anderson

Les collégiens aux manettes du Slog VI

09/06/2013

Attention, de la graine d'écrivain dans ce duo-là, parce que l'une d'elle est comme certains/nes d'entre vous, les OPG&B : elle écrit déjà... En tout cas, vous allez voir : l'association fonctionne à merveille !

l'illustration dont elles se sont inspirées, avant tout : 

 

Le destin de deux êtres

Il était un monde où les créatures magiques et les fleurs régnaient. Ce monde était très coloré, il s'appelait « Végétalia », c'était une planète magnifique. Chaque couleur de fleurs représentait une émotion ou un sentiment. Le rouge était la couleur de l'amour, bleu celle de la séduction, le noir représentait la mort,etc... Enfin, il existait une magnifique rose, dont la couleur était identique à son nom, qui était l'orphelinat . Il n'en existait qu'une par continent, elle était majestueuse et immense.

Il y avait un pays où se rassemblaient les fées les plus magnifiques et les anges et papillons les plus colorés. Il s'appelait Méliona. Une reine y gouvernait. Son seul but était que la vie soit belle. La particularité de ce pays était que ses habitants demeureraient immortels jusqu'au moment où ils toucheraient une fleur noire aux pétales déployés.

Un papillon nous avait servi de guide dans ce magnifique pays. Elle s'appelait Pénélope, une douzaine de couleurs ornaient ses magnifiques ailes. Elle avait eu un passé très difficile qu'elle nous raconta par étapes:

« Dis-nous Pénélope? Tu n'as jamais rêvé d'avoir un enfant?
- Si, bien sûr, murmura-t-elle, J'en ai eu un ! Une magnifique papillon-fée. Nous lui avions donné une potion magique qui l'aurait transformée en fée à la sortie de l'adolescence. »

Plus tard nous lui avions demandé « Et maintenant? », « Pourquoi n'est-elle plus là? ». Toutes ces questions demeuraient sans réponses précises. Tout ce que j'avais pu savoir, ou plutôt deviné fut que son enfant, sa fille, était morte. Nous visitions son pays merveilleux pendant plusieurs semaines ce qui nous permit d'en savoir plus :
« Je viens de la fleur du soleil. Les fleurs sont des portes entre notre monde et plusieurs dizaines de mondes parallèles. Ils conduisent à des mondes tous aussi différents les uns que les autres. Nous irons voir le plus majestueux demain.
- Mais dis nous... Et ton enfant ? murmurait mon amie.

- Mon enfant, ma fille? Elle croisa trop tôt le chemin de la fleur meurtrière : la fleur noire, un monde divisés en deux parties, gouvernés par deux rois, dont on ne pourra jamais partir. Lorsqu'on la touche, nous sommes automatiquement ramenés dans ce monde. Il y a les Moricias, qui sont l'équivalent de vos Enfers, et les Angélias, semblables à votre Paradis.

- Comment le sais-tu?

- Moi? Comment je le sais? J'y suis allée. J'en suis sortie. Comment? Je suis fille du soleil. Mon père m'a ramenée ici. Moi je ne peux rien pour elle. Car je suis une femme et que dans notre monde, la femme ne peut rien, c'est l'homme qui gouverne. »

Nous fûmes choqués par cette histoire touchante. Mon amie me regarda effrayée et tremblante.

Le lendemain matin, elle nous mena à une rose sublime et immensément grande. Pénélope nous mena tout en haut, un enfant s'y trouvait. Elle nous expliqua que l'enfant qui se trouvait au cœur des pétales était le nouvel orphelin dont les parents avaient touché les pétales noirs. Une jolie petite fée nous regardait, insouciante et souriante. Un cri se fit entendre de sa douce voix:

« Maman!, hurla t-elle en regardant Pénélope. »
Celle ou celui qui serait reconnu par l'enfant au cœur des pétales serait obligatoirement son nouveau parent nous expliqua notre guide. Pénélope accepta cette enfant. Elle la nomma Lydia.

Plus tard nous dûmes partir. Mais nous gardâmes contact avec Pénélope qui nous envoyait des lettres...

***

Dans le monde de Lydia et Pénélope, seize ans plus tard...

« Bonjour Maman!, s'écriait Lydia en rentrant dans leur fleur du bonheur après l'école.
- Bonjour ma Lydia, ta journée s'est bien passée?

- Oui Maman, J'ai appris l'histoire des fées forestières aujourd'hui! Tu savais qu'elles avaient une vingtaine de maris et une centaine d'enfants dans leur vie ?

- C'est un peu trop non?, dit Pénélope gênée.
- Oui un peu! Puis ça doit être difficile à vivre! Pondre des fées tous les deux mois! Maman? La gestation d'une fée c'est bien deux mois?
- Cela dépend des fées mais pour celles-ci, oui, c'est bien cela, dit la mère, à l'écoute. »

Lydia partit dans la cuisine où elle s'alimenta. Elle était heureuse et ne savait rien. Pénélope ne lui avait pas avoué la réalité, incapable de le dire. La mère savait que Lydia n'avait aucun soupçon, étant donné qu'elle n'était pas demeurée longtemps dans l'orphelinat.

Le soir même, elle découvrit une lettre mystérieuse. Cette lettre était celle d'un échange entre nous et Pénélope. Elle lu la lettre, inquiète.

6rue de l'amour 28 Décembre 200013

620 810 Pélissia

Chère Pénélope,

Comment vas-tu depuis notre venu dans ton monde? Lydia est-elle enfin au courant de sa réelle naissance?

Tu es allées voir l'établissement pour leur demandé d'avantage d'information sur cette magnifique fée? Cela ne l'intrigue pas que tu sois un papillon et elle une fée?

...

Lydia paniqua, lâcha la lettre et s'enfuit en volant par le pétale ouvert.

Pénélope était morte d'inquiétude mais avait vu la lettre abandonnée sur le sol de son pétale ouvert et en conclut que sa fille, de désespoir, avait fait une fugue. La mère avait prévenu tout le village. Ce furent finalement les meilleurs amis de Lydia qui la ramenèrent chez elle.

Pénélope fondit en larme ainsi que sa « fille ». Elles s'aimaient mais la haine demeurait au plus profond du cœur de l'enfant et le remord gagnait la mère.

Le lendemain, après une nuit de larmes incontrôlées, Pénélope engagea la discussion tant redoutée et lui avoua tout. Elles s'envolèrent plusieurs heures plus tard vers l'orphelinat pour connaître le passé de ses véritables parents. Lydia excusa celle qui l'avait élevée et aimée. Pénélope se sentit soulagée et nous envoya une lettre dont nous nous souviendrons à jamais:

5 pétale de la rose rouge 16 Avril 200016

Végétalia

Bonjour mes amies,

Pardon pour ce long moment de silence. Je passait de merveilleux moments avec Lydia. Elle a 17 ans maintenant et a découvert par elle même d'une lettre que j'avais malencontreusement laissée apparente sur mon chevet.

Elle a accepté. Elle ne m'en veut pas...

...

Cette lettre durait une dizaine de pages, toutes plus émouvantes les unes que les autres...

LEFEBVRE Lesly

BOSSARD Lucie

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