Eli Anderson

Pleasantville : le royaume d'Oscar

27/10/2009

Oscar vit avec sa mère et sa sœur, Violette, son aînée d’un an (mais on dirait plutôt qu’elle vient d’une autre planète !) à Pleasantville, une petite ville située quelque part aux Etats-Unis, mais elle pourrait se trouver n’importe où ailleurs.

La famille Pill habite une petite maison en bois et tuiles qui tombe un peu en ruine – une maman qui travaille et s’occupe de ses enfants, ça n’a pas toujours le temps de bricoler – avec un jardin plein d’herbes folles (ça tranche avec la pelouse taillée au ciseau de leur voisine, Mrs Wings !), dans une rue très animée d’un quartier populaire appelé Babylon Heights perché sur une colline et tout en couleurs. Le quartier porte bien son nom : dans Kildare Street, les voisins d’Oscar sont italiens, chinois, irlandais, indiens, grecs et j’en passe… Et tout ce monde vit en harmonie, les enfants se connaissent tous, les portes sont ouvertes, c’est comme une immense famille où Oscar et Violette trouvent refuge, affection et gourmandises à toute heure.

À Babylon Heights, il y a aussi l’école, avec les professeurs, les intrigues de récré, les histoires de jalousie, d’amitié, de trahison. Oscar s’y est fait de vrais amis (les frères O’Maley, aussi différents physiquement que de caractère, Eydan Spencer), comme ses meilleurs ennemis (Ronan Moss et ses acolytes), et bien sûr il commence à s’intéresser aux filles. Et elles sont toutes là : les filles qui séduisent, les filles qui complotent, les filles timides, les filles qui rêvent…

Bref, le quotidien d’Oscar, c’est un peu celui qu’on a tous eu ou qu’on pourrait tous vivre, avec le parc où on a joué depuis qu’on est tout petit, les recoins qu’on connaît par cœur, les magasins où on entre tous les jours, les bruits habituels, les cris des voisins, les gens qu’on aime, ceux qu’on aime moins… et quelques uns qu’on n’aime pas du tout.

Babylon Heights, comme Pleasantville, ce sont des lieux nés dans ma tête ou piochés dans mes voyages ou ma mémoire, qui pourraient exister un peu partout dans le monde, et où on se sent tout de suite bien : j’aurais aimé y vivre, je crois.
 

Commentaires des internautes

Nombre de commentaires par page

Pour ajouter votre commentaire ici, connectez-vous à votre compte ou créez-en un en complétant le formulaire ci-dessous



Réagissez




Captcha

Please enter the characters displayed in the image

Actualités

Vous voulez participer
à ce Slog,
écrire des commentaires,
partager votre point
de vue ?

S'inscrire à la Newsletter

En indiquant votre adresse mail ci-dessus, vous consentez à recevoir l'actualité des auteurs Versilio par voie électronique. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment à travers les liens de désinscription.
Vous pouvez consulter nos conditions générales d'utilisation et notre politique de confidentialité.