Antoine Audouard

Blog de Antoine Audouard


Borislav à Notre Dame

Borislav à Notre Dame

Le soir de l'incendie de Notre Dame, j'ai  vite éteint la télé qui ne diffusait pas mon programme préféré (Canteloup, je l'avoue sans honte) pour nous passer en boucle les images de l'effondrement de la flèche accompagnées des visages défaits de « personnalités » en larmes qui n'avaient pas de mots ou d'anonymes hébétés qui n'avaient rien à dire. Par bonheur, Trump s'était soustrait à son ardente obligation (la paix dans le monde par la construction de murs) et il était intervenu avec son habituelle hauteur de vue pour, nous dire qu'il fallait agir vite, ce qui nous avait échappé. Ensuite viendraient les curés, les « experts », les pompiers héroïques. Le business télévisuel me privait de l'intimité de mon chagrin à moi, m'empêchait d'évoquer les heures passées à arpenter les ruelles autour de Notre Dame lorsque je cherchais à y évoquer les présences d'Héloïse et d'Abélard, dans cette île de la Cité, où ne se dressait pas encore la silhouette familière.

Je pensais aussi à Borislav, mon cousin bulgare.
Lorsqu'en famille nous avions rendu visite à ma grand-mère à Sofia, Borislav était celui qui m'aidait à communiquer avec ma cousine, dont le français était aussi faible que mon bulgare. Borislav parlait notre langue parfaitement , comme le russe et l'allemand. Quelques mois plus tard il était venu en visite à Paris et avait résidé chez nous.

« Qu'est-ce que tu as envie de faire ? » avais-je demandé le premier soir - et sa réponse avait fusé : « visiter Notre Dame. »

Le lendemain matin nous nous y étions rendus à pied ( Bagatelle - Pont de Neuilly- Notre Dame, c'est quand même une tirée) et à mon grand embarras, c'est lui qui m'avait fait visiter la cathédrale. Il en connaissait chaque recoin parfaitement et il y avait dans ses explications le mélange entre la précision du guide qui connaît son affaire et la conviction passionnée d'un amoureux. Il était l'illustration incarnée de la phrase de Confucius : « celui qui sait une chose ne vaut pas celui qui l'aime ; celui qui aime une chose ne vaut pas celui qui en fait sa joie. »

Lorsque l'agacement vous prendra, comme il me prend aussi face à ces milliardaires qui donnent des millions pour reconstruire la cathédrale, comme nous donnons de la mie aux pigeons, vous penserez peut-être à Borislav ou à l'un de ceux pour qui, comme lui,  - au-delà des bombardements médiatiques coupées d'écrans publicitaires - ont ressenti intimement qu'un bout de leur âme à eux s'échappait en fumée dans le ciel de Paris l'autre soir.

Ps. Référence : Entretiens de Confucius, traduits par Pierre Ryckmans


ET DIEU, DANS TOUT CA ?

 « Et  Dieu dans tout ça ? » c'était la question, qu'à un moment de sa légendaire émission « Radioscopie », l'animateur Jacques Chancel posait à son invité du jour. C'est du moins ainsi que les anciens (les années 1970, il y avait encore des mammouths sur terre ?) s'en souviennent.

Le chauffeur de taxi écoute la radio et pour une fois ce n'est pas RMC et sa collection de gueulantes tous azimuts, mais France Info. Il est question de la nouvelle arrestation de Carlos Ghosn au Japon. « C'est la punition de Dieu », commente sobrement le chauffeur. Je ne suis pas sûr de ce que Dieu viendrait faire là-dedans? S'étant abstenu (ou planqué) face aux millions de morts des génocides du XXe siècle, il a - à en croire le cardinal Barbarin - déployé la puissance de Sa grâce pour favoriser la prescription de la majorité des milliers de crimes sexuels commis par des prêtres de son Eglise. Pourquoi se pencherait-il soudain sur les milliards de dollars accumulés par les maîtres du capitalisme au XXIe ?

Et si ce Dieu, se saisissant à nouveau de l'arsenal vengeur de l'Ancien Testament, punit M. Ghosn, pourquoi épargne-t-il M. Ender, dirigeant d'Airbus qui vient de quitter cette société avec 38 millions dans les fouilles ? On dira que c'est légalement que ce dernier touche cette somme extravagante, alors que ce serait de façon illicite que M. Ghosn aurait tenté d'arrondir les maigres 13 millions annuels qu'il percevait de la part de Renault et Nissan. Ce vaillant capitaine d'industrie avait, d'après Médiapart, testé les limites de la légalité - sans compter la morale commune et la patience divine - en soumettant, via de subtils montages, les sommes perçues à l'impôt néerlandais, plus tendre que son cousin français. Dieu, selon les vues de mon chauffeur, a dû décider que le dirigeant français avait assez joué avec Son infinie tolérance et a chargé la justice japonaise d'être son bras armé.

M. Ghosn et sa famille tentent -  restons bibliques - de le peindre comme un Job moderne ; ayant fait don de sa personne pour redresser une entreprise moribonde, le voici puni pour sa sagacité et son dévouement pour lesquels il percevait une juste rémunération lui permettant, comme tout un chacun, de préparer l'avenir de ses enfants.

Quoi qu'il en soit des visées divines dans les cas ci-dessus évoqués, force est de constater une fois de plus qu'il y a pour le citoyen moyen non atteint de mélanchonite aigue, quelque chose de répugnant à observer que nos puissants capitalistes s'autorisent sans vergogne les millions par des multiples qui ne nous sont connus que par les tirages d'Euro-millions. Même à supposer d'atroces manoeuvres en coulisse, il est au moins rassurant que les Japonais, pourtant peu suspects de penchants pour le socialisme modèle cubano-vénézuélien, soient plus actifs que les Français contre les bidouillages de ceux qui, ayant déjà tout et au-delà de tout, manoeuvrent en loucedé pour en accumuler un peu plus.

 


LÀ OÙ LE VENT SOUFFLERA

 

 

Il fallait pour photographier l'insaisissable, le diabolique mistral, un artiste ayant maille à partir (ou à tisser) avec l'invisible.

Est-il vraiment étonnant que cette tentative nous vienne d'une petite fille qui, à huit ans, ayant aperçu Dieu dans un nuage, courut emprunter l'appareil de sa mère pour le prendre en photo ?

Résidente  provençale occasionnelle depuis quarante ans, Rachel Cobb en a traqué, appareil en main, le plus fugitif, le plus impopulaire, le plus majestueux, le plus mystérieux de nos hôtes de passage.

Son livre magnifique témoigne avec splendeur de cette quête impossible : cimes  agitées des cyprès, oliviers torturés, visages ravinés  dont chaque ride se creuse sous  son assaut  sauvage? Elle a saisi ces instants magiques et terribles, où  la  bourrasque fait taire tous bavardages, car une force ancienne, indomptée,  impose sa loi à la nature et à l'homme.

Pour attraper au vol ces fragments d'éternité? il fallait plus que de la chance : l'audace physique et spirituelle, le talent, la patience.

 

Référence : Mistral, de Rachel Cobb,  Damiani éditeur.


MORT DE QUELQU'UN

 

Il n'a pas de page Wikipédia mais c'est un sacré quelqu'un qui vient de passer l'arme à gauche : né il y a 61 ans comme une blague en retard, un lendemain de 1er avril, il a tiré sa révérence en plein coeur d'été à Paris - quand les potes sont absents - cassé par un vilain crabe qui lui rodait autour depuis un bout de temps.

Tous les matins de l'année scolaire 1966-67 et la suivante nous nous retrouvions dans l'autobus 43 qui nous déposait près du lycée Pasteur. L'âge des mobylettes ne nous sépara pas. Dans notre bande d'adolescents, bourgeois rebelles fils de parents qui ne l'étaient pas (bourgeois ou rebelles) il était le plus fin, le plus brillant, le plus drôle, le plus à l'aise dans toutes les situations. Pratiquant sans réserve le « no sport » churchillien, ennemi radical de l'esprit de sérieux, il vivait tout comme un jeu auquel il  invitait camarades et passants à participer. La vie qui a suivi n'a sûrement pas été celle qu'il avait voulu, d'un point de vue personnel ou professionnel, mais elle n'a pas pour autant été un « bien perdu ». Son engagement au sein d'un groupement d'associations d'aide aux jeunes adolescents des rues à Paris et en proche banlieue, (GRAJAR) a été intense et constant sur de nombreuses années. Sacré quelqu'un que notre ami parti : Stéphane Kouzmine Karavaieff (1956-2017).

Ci-après en guise d'envoi un poème tiré de mon impuissance à distance et de ma peine.

 

 

HIER MATIN

                                                            Pour Stéphane

 

Hier matin nous avions quatorze ans

Et là, mon  vieux, te voilà tout mourant

De tout nous avions appétit

Du monde une féroce, une insatiable envie

Tu ne souffres pas, on me dit,

 

A l'heure où tranquille te quitte la vie.

Des faims, des soifs te voici bien guéri

Des frustrations aussi de tout ce qui n'advint pas

 

Mon tour bien assez tôt viendra

Mais là, d'un jour à l'autre, c'est toi qui t'en vas.

Ne pouvant pas - pauvre con, salaud, tu es loin! - te serrer dans mes bras

Je pleure et je ris à la pensée de toi.

Hier matin nous avions quatorze ans


Le temps Vermeer

  Pour obtenir le droit de déambuler le long des  toiles de Vermeer réunies dans l'exposition du  Louvre, il faut se préparer en sortant du métro à y  ré-entrer aussitôt.

 Non seulement l'accès est pire qu'un changement à  Chatelet, mais une fois qu'on a passé l'entrée,  regarder tranquillement une toile est plus qu'un  luxe - une lutte où l'on prend des coups de coude,  des coups d'épaule, des coups de pied. Pour tout  autre on se découragerait peut-être. Mais s'il reste    étrange qu'un art si rare et si intime doive être  admiré au coeur d'une cohue accrochée à son  audioguide, l'effort de s'en extraire vaut mille fois  la peine.

 Observer n'importe quelle toile de Vermeer, c'est se  plonger dans la contemplation d'un être  passionnément et patiemment désiré, et dont l'on  sait qu'il nous échappera.

 Chaque détail de chaque toile, chaque objet, chaque  forme, chaque couleur est chargé d'un érotisme  aussi subtil et enivrant que celui qui nous  enflamme face à chaque parcelle de la peau de l'être aimé.

Tout cela s'inscrit dans le temps, car chaque scène nous donne à voir non tant ce qui est, que ce qui fut ou sera; nous voici projeté dans la douleur délicieuse de l'attente ou du regret. La réunion musicale ou amoureuse que l'on devine a-t-elle eu lieu, adviendra-t-elle ? La lettre interrompue le restera-t-elle à jamais ? Impossible à savoir en suivant ce seul rayon de soleil ou de nuit, derrière ce rideau à peine soulevé, cette porte destinée à demeurer fermée à nos yeux. Face à Vermeer nous sommes des voyeurs qui ne voyons rien - à notre désir, tout est dérobé aussitôt esquissé et c'est en vain que nous résistons à la  foule pour nous gorger des bleus, des jaunes, des drapés, des figures découpées par la lumière oblique? Rien de plus ne sera dit- nous voici chassés du mystère, encore tout éblouis de n'en avoir rien élucidé.


LE DERNIER REFUGE DES OPTIMISTES

Parmi mes amis certains, sans nécessairement faire leur la célèbre devise du docteur Coué (Chaque jour de mieux en mieux), croient au progrès – et puis il y a mon cher Bizot. Pour résumer la conception générale de l’auteur du Portail et du  Silence du bourreau, les emmerdements sérieux de l’homme ont commencé lorsqu’il s’est cru permis de quitter sa grotte. Résumé un peu sommaire, mais je ne crois pas qu’il me démentirait.

Mon cœur et ma raison me poussent vers une forme de ce pessimisme tragique – de plus il ne freine pas, mais plutôt encourage, et met en perspective l’intensité joyeuse de la sensation du moment présent, et tout ce qui donne du prix à la vie : la beauté, la rigolade, l’amour, l’amitié.

A en croire Bizot, on était bien dans la grotte, humains et animaux, à se renifler les pets les uns des autres. Je ne regrette  pas, néanmoins, d’être sorti.

De plus, j’aurais du mal à vivre si je ne ressentais aussi un peu  le besoin de ce stupide optimisme collectif.

A défaut de le trouver sur terre, où les guerres, l’autodestruction de masse (environnement) et la bêtise triomphante peuvent finir par entamer les plus fermes tenants du «toujours mieux», il faut se résoudre à le penser «ailleurs». La religion nous tente de moins en moins, et nous mesurons un peu chaque jour qu’avec sa phrase sur le caractère nécessairement religieux du XXIe siècle, Malraux n’avait pas dit que c’était une bonne nouvelle.

Mais alors où se réfugier ?

 

Une phrase du « père » scientifique du programme d’exploration de Pluton me fournit matière à encourager mes amis optimistes : Je pense, a-t-il déclaré, que le système solaire nous a réservé le meilleur pour la fin. Par là, il veut sans doute simplement dire que les données qui nous parviennent en provenance de Pluton (planète du froid, de la mort et de l’ombre dans l’imagination populaire, puis  planète déchue de son rang) seront de plus en plus intéressantes et riches. Libre aux optimistes d’en tirer la conclusion qu’il existe de petits Plutoniens avec qui nous allons entretenir de passionnants échanges – y compris sur le moyen de quitter ce putain de système solaire avant qu’il n’explose (ou n’implose – je ne sais jamais le programme final exact mais je sais que ça se finit mal – dans le feu ou la glace, une supernova ou un grand trou noir, on s’en fout un peu). Les autres pourront toujours rétorquer (sans ricaner svp !) que l’homme est indécrottable dans sa connerie : qu’il s’agisse de son destin personnel (destruction du corps, envol de l’âme vers un Dieu bienveillant) ou collectif (accroissement infini des richesses par le capitalisme, naissance d’une société juste faisant à chaque individu sa place quelle que soit sa naissance, par le communisme), il lui faut encore et toujours croire que ça va aller mieux après, « en dernier ressort ».
Ne tranchons pas : les optimistes ne voient pas de raison de s’inquiéter, et les pessimistes pas de quoi espérer – et c’est peut-être bêtement comme ça, affaire de tempérament. Sur quoi je propose un commentaire final dont l’auteur est le président Queuille, politicien peu admiré de notre IVe République, mais grand philosophe. Qu’on en juge : Il n’est de problème si grave qu’une absence de solution ne finisse, à la longue, par régler. Tout est dans le « à la longue ».

 


Le choc des civilités

 

Le Parisien, vaut mieux l'avoir en journal...

 

 

Samedi 14h, rue du Faubourg-St-Martin. La température vient de remonter de dix degrés en quelques heures. Je marche avec mon plus jeune fils Ivan vers la rue La Fayette : je dois le déposer chez le père d'un copain de l'équipe  de baseball qui les conduit à leur match du jour ; nous ne sommes pas vraiment à la bourre, mais faut quand même pas traîner. La rue n'est pas facile à négocier car,  pour cause de travaux du gaz, il y a des trous partout depuis des semaines : c'est un parcours de cross. Devant la Caisse d'Epargne  (j'aime bien le nom, ça me rappelle ma grand-mère) trois jeunes filles discutent peinardement. Pour les éviter je fais un écart, ne voyant pas qu'un monsieur arrive  en face de moi. Nous nous heurtons légèrement et il fait quelques pas, non sans hurler un « ouaouh » furibard accompagné d'un geste de protestation indigné. Je devrais poursuivre ma route mais fais demi-tour et, d'un ton moyennement aimable, l'informe que je suis hémiplégique. Sur ce,  il plonge la main dans la poche et m'exhibe fièrement, in my face, sa carte d'ancien combattant. Guerre contre Hosto, y a pas photo : il a servi son pays - moi j'ai coûté à la Sécu et lui coûte encore? Sur quoi je lui souhaite une bonne journée en le traitant de connard et en lui conseillant d'aller se faire foutre. Les trois  piapiatantes jeunes filles n'ont rien remarqué et mon fils m'engueule gentiment : « Papa, faut pas t'énerver comme ça »,  à quoi je réponds calmement que si, parfois on s'énerve, c'est la vie. Et après on se calme? Et puis si jamais tu lis ça, ancien con-battant de mes deux, je te le dis en toute fraternité du haut de ma carte de handicapé : va te faire foutre, à pied, à cheval et en char Tigre. Et puis t'as vu comme je suis CALME? un vrai petit Parisien modèle (on a vu hier soir l'hilarant spectacle de l'humoriste Olivier Giraud, « How to become a Parisian in one hour » ; il n'y manque quasiment rien à notre costard pour l'hiver, sauf peut-être notre sens aigu des amabilités à échanger sur le trottoir et la chaussée en cas de heurt accidentel. Je suis heureux de contribuer à un éventuel ajout.

 

https://www.youtube.com/watch?v=dxTb2rbfscA

 

 



ENTRE DEUX TRAINS

S'il y a un point commun entre mes différentes expériences hospitalières parisiennes (2012-2013) et indienne (2014, en cours depuis quatre semaines), ce sont les trains.

L'hôpital Lariboisière (urgences neurologiques) et son jumeau de Fernand Widal (rééducation) sont situés de part et d'autre de la gare du Nord et de mes différentes chambres j'entendais la nuit les annonces des trains ou le bruit des bus à la gare routière toute proche. Idem pour Léopold Bellan, où j'ai été quelques mois en hôpital de jour, et dont la branche de rééducation est située  entre la gare du Nord et la gare de l'Est. Ayant moi-même quelque temps habité près de la gare d'Austerlitz et ayant une vieille passion d'Arlésien de Paris (quoique né à Paris et y ayant vécu toute ma vie, sauf les quatre ans à New York, j'ai pris la succession de mon père en faisant d'Arles ma « ville natale préférée » - son existence se passe donc dans une succession d'exils, d'ailleurs plaisants) pour la gare de Lyon, j'en ai profité pour généraliser cet amour et en doter au narrateur/héros du roman dont je viens de finir la première version. Faut-il préciser que l'action de « Changer la vie » se passe sur fond de victoire de la gauche : c'est le fils d'une gauchère contrariée, avec des séquelles d'hémiplégie gauche, qui vous parle?


RÉSOLUTIONS DU JOUR


J'essaie de relire les notes que j'ai prises pour un roman mais AVC ou presbytie (ou les deux) j'ai du mal. A l'instigation de mon fils, je lis Feydeau en attendant paisiblement confirmation que Régis Wargnier avec qui j'ai écrit l'adaptation du « Portail » tourne bien en janvier ; je lui ai demandé de me réserver une figuration en fauteuil roulant pendant la scène de l'évacuation de l'ambassade de France à Phnom Penh ; de ce point de vue, toute mon histoire d'hémiplégie prend un vernis Actors Studio qui me plaît et mon passage à l'hôpital c'est le method acting de Strasberg.


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